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Une cuisine des garrigues gardoises ?

Y a-t-il une cuisine spécifique des garrigues ? Cela reste à prouver… Nous pouvons cependant penser, sans nous tromper beaucoup, que la gastronomie de notre région s’appuie sur les produits du terroir : ail, agneau, huile d’olive,  fromages de chèvre (le pélardon) et de brebis, truffes et champignons, fleur de thym et sauge, amandes et olives, tomates et courgettes, pêches et cerises, miel, mûres, arbouses … Et qu’elle est à un carrefour d’inspirations : cuisine des Cévennes, de l’Ardèche, du Gard et plus généralement de l’Occitanie…. En voici quelques exemples.

Vous êtes patraque ? La recette occitane de l’ « aïgo boulido » vous retape !

« Aïgo boulido » signifie « eau bouillie » en occitan. Ne dit-on pas : « L’aïgo boulido sauvo la vido » (l’eau bouillie sauve la vie ») … ? C’est une recette locale, ancestrale, et de source bouquetine. Cela peut paraître léger pour un potage, mais c’est un bouillon très riche en arômes, et dont les vertus digestives, stimulantes, et antiseptiques reconnues par les « anciens » sont vérifiées… Au demeurant un excellent bouillon en hiver par temps froid.
Ingrédients : 1 litre d’eau, 2 gousses d’ail (épluché et coupé en lamelles), 3 cuillères à soupe d’huile d’olive, 2 branches de thym sec, quelques feuilles de sauge, sel. Mettre tous les ingrédients dans une casserole. Porter à ébullition et laisser frémir 15 minutes. Passer et servir. Variante : ajouter une cuillerée à café  de chicorée liquide pour colorer ce bouillon.

La brandade de morue, la vraie de Nîmes

« Née à Nîmes, la brandade doit son origine à la Route du Sel. À cette époque au 18ème siècle, avant de partir pour une longue saison de pêche dans l’océan glacial arctique, les grands Terre-neuvas de Saint-Malo s’approvisionnaient en sel pour mieux préparer et conserver la morue. Pour payer, les négociants pratiquaient le  » troc « , méthode usuelle à cette période. C’est ainsi qu’à Aigues Mortes (port de sel) des tonnes de morue se sont échangées contre des sacs de sel. Ces morues séchées et salées convenaient parfaitement au climat sec et chaud du sud de la France.

L’histoire veut alors qu’une Nîmoise très créative eut l’idée de broyer la chair de morue dans un mortier de pierre, de la délayer et de la mélanger à des huiles fines et parfumées des garrigues environnantes. C’est ainsi qu’on appela ce nouveau plat « brandade », du mot « brandado », participe passé de « brandar » qui signifie « remuer » en provençal.  La Brandade de Morue était donc née et fit rapidemment l’unanimité notamment grâce au cuisiner Durand qui la rendit populaire ! Ainsi, l’authentique brandade est dépourvue de pommes de terre et ne peut provenir que de l’ancienne cité romaine de Nîmes ! » (Source : Raymond Geoffroy).

Une recette parmi d’autres : https://www.cuisinealafrancaise.com/fr/dgal/produits/16-brandade-de-nimes

Confiture d’arbouse

L’arbousier ou Arbutus unedo  a un feuillage persistant. Ses feuilles  sont ovales, vert foncé luisant sur le dessus et vert pâle en dessous. Ses fleurs blanches en forme de clochettes pendent en grappes et apparaissent en septembre, en même temps que les fruits. Cet arbuste dont le fruit rappelle grossièrement la fraise, se plaît surtout dans les terrains siliceux. On le trouve cependant dans la zone du Mont-Bouquet et celle du Mont Lansac. Ce fruit comestible demande un an pour mûrir, il passe de la couleur verte, jaune, orange puis rouge l’hiver. Il reste ainsi en place tout l’hiver et demeure très décoratif. Les fruits sont bien mûrs lorsqu’ils sont tombés à terre. On peut en faire de la confiture, gelée, marmelade et même de la liqueur.

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